dimanche 2 août 2009

En tricycle couché du Bugue à Conlie - Etape 2/5

Lever 6h30.

La pluie s'est arrêtée.
J'ai mis moins de temps à me préparer que d'habitude.

Départ vers 8h00.

Je trouve plus facilement ma route qu'à l'aller, je me dirige maintenant au cap et en suivant les départementales, j'évite les trop petites routes.
Cette fois si, je ne me trompe pas et j'évite un détour que j'avais pris à l'aller.

La veille, j'ai oublié qu'on serait aujourd'hui dimanche, je n'ai pas prévu mon ravitaillement pour le soir.
J'arrive à Montbron vers 12h30, je vois un super marché mais il est sur le point de fermer.
Je fais une pause dans un bar restaurant.
Je demande un sandwich saucisson, on me demande si je veux du beurre, je trouve la question bizarre, je dis oui, j'ai bien fait parce que le sandwich ne contenait que du saucisson et du beurre, ça aurait été bien sec sinon.

Dans l'après-midi je dois traverser La Rochefoucauld, à cause des sens uniques, je ne peux pas prendre la même route qu'à l'aller. En essayant de ne pas trop m'en écarter, je tombe sur le Château de La Rochefoucauld.




La traversée se fera sans problème.

En route, je prend une photo, les paysages ont changé.


J'arrive à Aunac vers 16h00, avant d'aller au camping, je vais au centre bourg pour voir si un magasin est ouvert, j'en profite pour prendre quelques photos.


Pas de magasin ouvert, je vais au camping.
Il y a peu de monde.

Ma tente est mouillée, je l'étale au soleil pour la faire sécher.

L'après midi va être longue, je n'ai pas grand chose à faire.
Je sors le réchaud et me fait quelques cafés en attendant que la tente sèche.
Quand elle est sèche, je l'installe.

Quelqu'un passe en VTT, on discute un bout de temps.

Maintenant que tout est installé, je prend ma douche, lave mon linge et le fais sécher.

Arrive l'heure de manger, je suis obligé de piocher dans mes rations de survies.
C'est assez bon, pas super copieux, j'en mange deux sur les trois que j'ai emportées.
Finalement, ce n'est pas mal, le lendemain je n'aurai pas fin de la matinée.

A 20h30, les gérants du camping arrivent pour le paiement, ils sont anglais.
Le gérant me pause des questions sur le tricyle.

samedi 1 août 2009

En tricycle couché du Bugue à Conlie - Etape 1/5

La veille, j'ai récupéré toutes mes affaires et installé tout pour vérifier que je n'oubliais rien et que je savais tout ranger sur le tricycle.
J'ai refais mes boudins de vêtements avec un peu de mal.
J'ai aussi dû faire de la couture, la couture d'une de mes sacoches ayant rendu l'âme.

Je suis un peu stressé parce qu'à l'aller, j'ai galéré et je sais que je dois changer de route pour ne pas avoir les mêmes problèmes.
Je m'attends à avoir du mal à trouver une route satisfaisante vu le temps qu'il m'avait fallu pour préparer cette partie de l'itinéraire.

Lever 7h00, départ à 8h15 sous le soleil.

Les gens ne sont pas encore trop levés et je traverse la ville sans problème pour rejoindre des routes peu fréquentées.
Finalement, après une semaine de régime spécial vacances, les jambes fonctionnent bien.

J'arrive assez rapidement à la première source d'inquiétude de la journée, je dois emprunter une route assez fréquentée pendant quelques kilomètres, je m'attends à rencontrer beaucoup de voitures, nous somme le 1er août.
En fait, il n'y aura pas beaucoup de circulation et tout se passe bien.

J'arrive près de l'autoroute, lieu de ma galère à l'aller, je décide de suivre la départementale qui passe sous l'autoroute. Cela me permet de reste à l'est de Trélissac mais m'obligera à prendre un petit morceau de nationale.

J'arrive à la nationale vers 12h00 dans le village de Antone-et_trigonant, il y a de la circulation mais les voitures ne roulent pas trop vite, je m'insère sans difficulté dans la circulation.
J'avais prévu de quitter cette route assez rapidement, mais les routes pour le faire ne m'inspirent pas confiance, finalement, je fais quelques kilomètres et j'arrive à Trélissac, heureusement, une route à l'entrée de la ville va dans la direction qui m'intéresse.

Je demande à quelqu'un pour confirmer si elle m'amènera bien où je le souhaite.
Il ne peut pas me certifier mais pense que oui, en voyant mon chargement, il me pause quelques questions, il fait aussi du vélo.
Je décide de tenter cette route. Pour choisir les routes à prendre aux carrefours je me fixe le Nord-Est comme direction et passer la colline comme but.
Je vais monter pendant plusieurs kilomètres, passer de l'autre côté de la colline et rejoindre la bonne route.

J'ai passé toutes les difficultés de la journée assez facilement.
Je prend une bonne pause avant Agonac.


J'arrive au camping de l'aller à Saint-Pierre-de-Côle vers 14h30, j'hésite à continuer, finalement je décide de m'arrêter.

Comme à l'aller, je suis bien reçu, il n'y a pas trop de place parce que le lendemain, c'est la fête au village.
Mes voisins sont intrigués par le tricycle et me pausent des questions.
Je leur propose d'essayer le tricycle, ils me disent qu'ils le feront le soir.

Je vais faire mes courses, prend une douche, lave mon linge et l'accroche à la tente pour le faire sécher (j'ai 4 pinces à linge dans mon chargement).

En attendant le soir, je pars faire un peu de marche. Je vois qu'un château n'est pas loin, j'y vais.
Il s'agit du château de Bruzac, il est en ruine.


Au retour je rejoins le chemin pédestre.
Je croise en sens inverse des adultes qui marchent les uns derrière les autres comme des zombies pour rejoindre un champ plein de tentes. Je suis un peu intrigué.

Finalement, mes voisins ne testeront pas le tricycle, une grosse pluie est arrivée dans la soirée et a duré toute la nuit.
C'est la première fois que je mange dans ma tente.

vendredi 24 juillet 2009

En tricycle couché de Conlie au Bugue - Etape 5/5

Lever 6h00 pour un départ vers 8h00.

A mon départ, la gérante prend une photo.

Je m'attends à une journée difficile parce que j'ai eu du mal à préparer un itinéraire qui évite la circulation. Je vais devoir passer par des petites routes repérées avec Google Earth en espérant qu'elles existent. En général les routes les plus petites dans une zone vallonnée sont les plus pentues.
La veille, j'ai pris de quoi manger sur le vélo parce que je m'attends à dépenser des calories dans la journée. Il me reste des légumes que j'essaie de bien accrocher sur le tricycle pour qu'ils ne souffrent pas trop des secousses.

Avant Trélissac tout se passe à peu près bien même si je n'ai pas toujours pu suivre les routes prévues, elles n'existaient pas toutes.
Juste avant Trélissac j'avais réussi à récupérer la trace GPS mais je l'ai à nouveau perdue.
Je me retrouve dans la ville sur une grosse artère, je ne suis vraiment pas rassuré.
A un moment un automobiliste me gueule quelque chose que je n'ai pas compris.
J'arrive à retrouver la trace GPS, mais je n'ai pas compris ce qu'il s'est passé, lorsque j'ai pris un tournant, la trace a été complètement déplacée.
Je suis dans une zone plus tranquille, je décide de m'arrêter et de regarder la carte.
Je suis à Boulazac, trop à l'ouest, il faut que j'aille à l'est pour passer l'autoroute à l'endroit prévu.
Je n'ai le choix qu'entre 3 routes, celle d'où je viens que je veux éviter à cause de la circulation, une qui mène à la nationale que je veux éviter, il me reste la troisième qui a l'air de bien monter.
Effectivement, je vais monter pendant quelques kilomètres mais je vais retomber sur ma trace GPS.
Je décide de la suivre consciencieusement car j'ai eu du mal à trouver la route qui me permettra de passer l'autoroute tout en m'éloignant de la circulation.
A un moment, j'arrive dans une énorme côte que j'ai bien du mal à monter, plus pentue, je ne passais pas.
Une fois la bascule faite, la route se rétrécie au fur et à mesure que je descends pour finalement se terminer en chemin de cailloux.
J'ai tellement eu de mal à monter la côte et à trouver la route que je décide de continuer.
Malheureusement le chemin commence à grimper et je suis obligé de descendre du tricycle car je patine.
Il ne me reste plus qu'à tirer ou pousser le tricycle.
Mais il est assez lourd et la direction m'empêche d'aller droit, j'ai vraiment beaucoup galéré.
J'ai quand même fini par m'en sortir mais il est hors de question que je passe par ici au retour.

une photo de la partie propre du chemin


Le reste du trajet va être plus simple même si parfois je ne vais pas pouvoir suivre le trace GPS et me trouver dans de sacrées côtes.



J'arrive par surprise au bugue, bien content.
Il me reste un morceau de ville à faire avant d'arriver au camping mais ça se passera bien.

Arrivée vers 16h00. Ouf je suis arrivé avant le mariage qui a lieu le lendemain.
Plus qu'à repasser les vêtements qui ont dû bien souffrir.

jeudi 23 juillet 2009

En tricycle couché de Conlie au Bugue - Etape 4/5

Pluie et orage dans la nuit.
lever 6h00 pour essayer de partir tôt.

Je n'ai pas peur sur la route avec le tricycle, en revanche, en ville, je suis beaucoup moins rassuré, j'appréhende un peu la traversée de la Rochefoucauld.
Finalement, la traversée de la ville se fait bien.

Pause à Montbron.



Je vais perdre du temps à Nontron et ça grimpe sérieusement, on est dans le Périgord.
Je vais enfin entendre la fameuse phrase lue sur les forums "fainéant", je n'ai pas bien entendu, je voulais parler au gars mais il était hors de ma vue à cause des bagages.
Non seulement, j'ai perdu du temps, mais en plus un orage a éclaté.
Bien que mes bagages soient enveloppés dans des sacs poubelle, je les couvre avec une bâche pour m'assurer de les garder au sec.
Je mets mon haut imperméable, je suis protégé de la pluie mais je mouille de l'intérieur à cause de la transpiration.
Il y a une longue côte à la sortie de la ville.
Je vais rouler une heure sous la pluie. Est ce là que mon compteur rend l'âme ?

En fin de journée, un autre orage arrive, juste à ce moment, je vois un camping, je m'arrête, la gérante me propose de m'abriter chez elle, heureusement parce que beaucoup d'eau est tombée d'un coup, c'est peut-être finalement là que mon compteur a rendu l'âme.

Je suis arrivé à Saint Pierre de Cole.


Il me reste encore des kilomètres à faire le lendemain.
Une superette est à côté du camping.
Le camping est vraiment agréable et les gérants sympathiques.

Prix du camping : 4 euros 20

mercredi 22 juillet 2009

En tricycle couché de Conlie au Bugue - Etape 3/5

Lever 6h30.
Il y a eu de la pluie et de l'orage dans la nuit, tant que c'est la nuit, ça va. La tente est bien étanche.

Normalement, c'est mon avant dernier jour de voyage. Il faut que j'essaie de rattraper mon retard et si possible prendre de l'avance. Comme la veille je vais mettre un temps fou à tout ranger, je prends le départ vers 8h30.

Petite pause à Sanxay.


Je vais encore souffrir du soleil. l'après-midi je suis obligé de faire des pauses régulièrement parce que mes pieds chauffent.

A un moment, je suis un peu perdu dans un village, je demande des renseignements à une charmante demoiselle, juste après, une femme qui m'a vu passer plusieurs fois me propose son aide.

L'heure commence à avancer et je n'ai pas vu beaucoup de campings sur ma route. Je n'ai pas trop envie de dévier de ma route pour en trouver un.
Je passe à Aunac et je vois un camping municipal, je décide de m'arrêter.

Le camping est un peu désert et à l'écart du village mais il est très agréable.
Personne à l'accueil (il faut attendre 20h30 pour payer) et les emplacements ne sont pas marqués, je m'installe.

Une fois la tente plantée et les affaires rangées dedans, je retourne dans le village en tricycle, j'avais repéré une épicerie en passant.

Comme d'habitude, douche, lavage du linge, dîner.

Je regarde mes cartes pour connaître la distance qu'il me reste à parcourir, il va certainement me falloir couper la dernière étape en deux.

Ce camping confirme ce que je pensais jusqu'à maintenant, je préfère les campings municipaux.

Tente installée, linge en train de sécher et repas en cours (la bière c'est exceptionnel).


Peut-être qu'avec une canne à pêche je n'aurai pas eu à faire les courses.


Prix du camping : 3 euros 50

mardi 21 juillet 2009

En tricycle couché de Conlie au Bugue - Etape 2/5

Lever, 6h30.
Je n'ai pu dormir que vers minuit et j'ai mal dormi.

Les vêtements lavés la veille ne sont pas secs, je vais mettre ceux du bas, c'est supportable et ils sècheront vite, en revanche pour le haut, j'en prends un sec.

Je vais mettre un temps fou pour tout ranger dans les sacoches et remballer la tente, je ne vais partir que vers 8h30.

Les paysages de cette journée ne sont pas les plus beaux à mon goût, de plus, je vais traverser une zone perdue avec peu d'indications, je vais être obligé d'utiliser un peu le GPS.

Je ne prends pas de photos, ce n'est pas très pratique. L'appareil photo est dans une sacoche ventrale, il faut que je le sorte, ensuite, il faut que je prenne la photo et que je range l'appareil, tout ça en gardant une main pour diriger le tricycle car il est sensible. Pour le prochain voyage, il faudra que je trouve une meilleure solution.

Vers 16h00, j'arrive à Thénezay, je demande à quelques personnes pour un camping mais personne ne sait, je vais dans un bar pour demander. La propriétaire va bien m'aider, il devrait y avoir un camping sur ma route à Chalandray (10 kilomètres à faire).
Je tente, et je tombe bien sur un camping.

Le camping est un peu loin de tout, je ne sors pas pour aller faire des courses, il me reste du thon et des tomates de la veille, les tomates on mal vécu le voyage.

Le camping est en forêt, il y a pas mal de place, je ne serai pas dérangé par un micro. Il est tenu par des anglais, les campeurs ont l'air étrangers pour la majorité. Il y a une piscine mais je n'ai pas de maillot.

Le soleil chauffe beaucoup et même avec la crème protection 50 renouvelée souvent, ma peau souffre.

Comme d'habitude, je prends une douche, lave mon linge à la main et mange avant de me coucher.
Chez moi, j'ai toujours du mal à dormir mais là me coucher à 21h00 ne me cause pas le moindre problème.

J'ai un tout petit peu de retard sur mon programme, je le rattraperai peut-être le lendemain.
Avec le tricycle chargé, je n'avance pas très vite, de plus la moindre erreur de trajet me fait vite perdre du temps.

prix du camping : 12 euros 45

lundi 20 juillet 2009

En tricycle couché de Conlie au Bugue - Etape 1/5

Départ prévu à 8h00.
Finalement, n'étant pas content de mon chargement, j'ai fait des aménagements et je ne pars qu'à 9h00 de Conlie.

Il fait beau, ça devrait être une bonne journée.
Sur le bord de la route, quelqu'un que je connais, salut au passage.

Pour l'instant, je suis sur des routes que je connais en vélo droit.
Pause à Loué pour dire bonjour à ma mère et son compagnon.
Vérification du compteur, 25 km, bizarre, je pensais en avoir fait 20 ...

Maintenant, c'est vraiment parti, direction Vallon, puis passage par une belle côte avant Pirmil, ça passe bien.

A Malicorne, je croise une femme avec son bébé enthousiasmée par le tricycle, coucou au bébé.

Après Malicorne, dans une côte montée à lente allure, je croise une femme à pied qui me parle.
Elle commence par me dire qu'elle trouvait qu'on ne me voyait pas beaucoup, ensuite, on discute un peu.
Elle pensait que les tricycles étaient pour les personnes handicapées.

Première pause pour manger quelques barres de céréales et boire.



Je veux rattraper mon retard du matin, du coup, je fait le minimum de pause.
L'après-midi je pense à me mettre de la crème pour me protéger du soleil (peut-être un peu tard).

J'arrive à Beaufort vers 16h00, l'heure de commencer à chercher un camping, je vois deux personnes en train de discuter, elle m'indiquent un camping sur ma route au Rosiers sur Loire.

J'arrive là bas vers 17h00, je choisi mon emplacement, monte la tente, mets tous mes bagages dedans et repars en tricycle faire des courses pour manger.
En attachant mon tricycle, un homme me parle, on discute un peu. Il trouve bizarre que j'attache mon tricycle, personne ne devrait le voler d'après lui.

Une fois revenu au camping le prend une douche et fais ma lessive (à la main avec un savon de Marseille).
Comme ce n'est pas toujours très pratique de tendre un fil à linge, je fais sécher mon linge en le posant sur la tente.


J'ai attrapé des coups de soleil ... Heureusement, je roule avec des vêtements longs.

J'ai fait le choix de ne pas emporter de livre à cause de la place, mais je le regrette maintenant, je n'ai pas grand chose à faire.

Je suis assez fatigué mais je me force à attendre une heure raisonnable avant de manger et de me coucher.

Tien, mon compteur indique trop de kilomètres, ah oui, j'ai oublié de changer le numéro du vélo.

Pour bien dormir, je mets des bouchons dans les oreilles, malheureusement, ma tente est à côté d'un barnum, et justement ce soir, une soirée loto est organisée et les numéros sont annoncés au micro.
Je ne pourrai pas dormir avant minuit, c'est décidé, au retour j'évite ce camping.

prix du camping : 15 euros