mercredi 5 août 2009

En tricycle couché du Bugue à Conlie - Etape 5/5

C'est ma dernière journée, j'ai mis le réveil un peu plus tard et je traine un peu au lit.
Je me lève vers 7h00.

J'entends comme un bruit de montgolfière qu'on gonfle, c'était bien ça, je me suis levé un poil trop tard, j'ai raté son décollage.

Mes voisins motards se sont levés un peu plus tôt que moi et vont partir juste avant moi, finalement le temps que je mets pour me préparer est peut-être normal.

Aux Rosiers sur Loire un camion va me couper la route en tournant, m'obligeant à m'arrêter, c'est mon premier incident du voyage.
Je pense qu'il m'a forcément vu, il devait vouloir tourner avant que le feu passe au rouge.

Je sens que je m'approche de chez moi, les paysages ont changé.


Pas grand chose à signaler, j'ai encore un peu de mal à trouver ma route à un endroit.
Aux Rairies je me trompe de route et je n'ai pas envie de faire demi tour, je pense trouver une route pour rejoindre mon itinéraire.
A ce moment une voiture me double lentement, elle tourne à droite, moi aussi, la voiture s'arrête dans un virage et le conducteur me regarde.
Je m'arrête à son niveau et on discute un bon moment, il est cycliste.
J'en profite pour lui demander si je vais rejoindre ma route, il me dit oui mais qu'il est préférable que je fasse demi tour.
C'est ce que je fais.

Petite pause à Loué pour dire bonjour et je repars.

Je suis impatient de rejoindre Conlie, je n'en suis pas loin, c'est au fond.


Bernay, je suis presque arrivé.


Enfin arrivé à Conlie.


J'arrive vers 18h30 chez moi.

mardi 4 août 2009

En tricycle couché du Bugue à Conlie - Etape 4/5

J'ai eu un peu froid cette nuit, j'ai emporté un sac supplémentaire à mettre dans le duvet pour ce genre de situation mais je ne sais plus à quel endroit je l'ai rangé, et je n'ai pas envie de partir à sa recherche en pleine nuit.

Au lever, j'ai froid, mes vêtements ne sont pas encore secs, j'ai du mal.
Heureusement le soleil va arriver assez vite et me réchauffer.

Les paysages de la matinée ne sont pas superbes, heureusement, ce coup-ci j'ai le vent dans le dos.


Ca arrive de temps en temps, mais aujourd'hui j'ai eu le droit à beaucoup d'appels de phares des voitures arrivant en face avec un coucou des conducteurs.

J'arrive à 12h45 à une épicerie à Saint-Martin-de-Sanzay, juste avant la fermeture, le temps d'acheter du jambon et du pain, je me fais un sandwich que je vais bien apprécier.

Après une bonne pause, je repars en me dirigeant toujours au cap, malheureusement cela ne va pas fonctionner, il y a très peu de routes et je me retrouve sur les routes à grande circulation.
En essayant de les quitter je me retrouve sur une route qui termine en chemin.
Je me dis que vu la taille de la route avant le chemin il doit bien déboucher quelque part et en plus c'est plat, je tente.
En chemin je croise quelqu'un qui me confirme que le chemin débouche sur une autre route, je continue, mais en fait le chemin est très long et je me retrouve finalement presque à mon point de départ du midi, j'ai perdu pratiquement une heure.


Au cours de l'après-midi, je vais encore faire une erreur de parcours, je me retrouve à l'entrée de Thouars.


J'arrive enfin à Gennes, je commençais à trouver la journée longue.
A l'aller j'avais repéré un camping, je m'y arrête, ça m'évite le trois étoiles dans lequel j'avais campé.

Le camping est assez bien, il est bien situé, il y a les commerces à proximité et il est au bord de la Loire.
Il a juste un petit défaut, les sanitaires sont en hauteur, et je me serais bien passé de monter des escaliers après une journée de vélo.

Aujourd'hui, j'ai souffert du soleil, principalement à cause de la chaleur car ma peau est maintenant habituée, à un petit détail près.
Lorsque j'ai fabriqué mes baluchons avant le départ, j'ai oublié de garder une paire de chaussettes.
Comme j'ai vu que je pouvais rouler sans et que je n'avais pas envie de défaire mes baluchons j'ai continué comme ça.
Maintenant, j'ai de belles marques de soleil entre mes chaussures et les jambes de mon vêtement.

En me promenant, j'ai croisé un cyclotouriste en vélo droit avec ses bagages qui m'a demandé où était le camping.
Après lui avoir indiqué je le regarde partir, finalement je ne le trouve pas plus visible que moi et avec ses bagages il prend beaucoup de place en largeur.

D'ailleurs, il y a beaucoup de cyclistes dans ce camping, les gens doivent faire les bords de la Loire.

En attendant le soir j'ai pu prendre quelques photos du bord de la Loire.




Je commence à fatiguer et à trouver la route longue, je suis content d'arriver chez moi demain soir.

prix du camping : 6 euros 50

lundi 3 août 2009

En tricycle couché du Bugue à Conlie - Etape 3/5

Je commence à me lever plus tard puisque je suis plus efficace à me préparer, de plus, je sais où est le camping d'arrivée et je connais à peu près la durée de mon trajet.

Une fois préparé, je monte sur le tricyle pour rejoindre le point d'eau afin de faire mes réserves.
C'est alors que je vois un homme à ma droite, une femme à ma gauche, je suis cerné.
En fait, ces inconnus veulent prendre une photo.

On discute un moment, je propose à l'homme de s'assoir sur le tricyle.
Je le prend en photo.
Ensuite je m'assois sur le tricyle et il me prend en photo.

Je pars plus tard que ce que j'avais prévu du coup.

Aujourd'hui lundi, pratiquement tous les commerces sont fermés.
On se rapproche de la fin de journée, je suis à la recherche de nourriture et d'un camping.
Je souhaite éviter celui que j'avais pris à l'aller.
Je me rapproche de plus en plus de ce camping sans en avoir trouvé d'autre, je commence à me résigner.
Je vois une superette, je m'arrête pour faire quelques courses que j'aurai bien du mal à accrocher sur mes bagages.

Juste avant le camping, je vois une femme arriver en face avec son téléphone portable en train de conduire ... son cheval.
Comme je me suis aperçu que les chevaux ont peur du tricycle, je préfère ralentir nettement, bien m'en a pris, parce que le cheval commence à paniquer et traverse la route.
La femme doit raccrocher pour essayer de reprendre le contrôle de de son cheval, comme quoi le téléphone n'est pas dangereux qu'au volant d'une voiture.
Elle me demande de parler au cheval pour le rassurer, elle fini par reprendre le contrôle et je peux continuer ma route.

Je m'arrête finalement au même camping qu'à l'aller, le camping de Chalandray.

Comme d'habitude, je prends ma douche, lave mes vêtements et les fais sécher.


Le camping est dans un bois, je me promène en attendant le soir.


Je suis un peu plus fatigué que les jours précédents.

dimanche 2 août 2009

En tricycle couché du Bugue à Conlie - Etape 2/5

Lever 6h30.

La pluie s'est arrêtée.
J'ai mis moins de temps à me préparer que d'habitude.

Départ vers 8h00.

Je trouve plus facilement ma route qu'à l'aller, je me dirige maintenant au cap et en suivant les départementales, j'évite les trop petites routes.
Cette fois si, je ne me trompe pas et j'évite un détour que j'avais pris à l'aller.

La veille, j'ai oublié qu'on serait aujourd'hui dimanche, je n'ai pas prévu mon ravitaillement pour le soir.
J'arrive à Montbron vers 12h30, je vois un super marché mais il est sur le point de fermer.
Je fais une pause dans un bar restaurant.
Je demande un sandwich saucisson, on me demande si je veux du beurre, je trouve la question bizarre, je dis oui, j'ai bien fait parce que le sandwich ne contenait que du saucisson et du beurre, ça aurait été bien sec sinon.

Dans l'après-midi je dois traverser La Rochefoucauld, à cause des sens uniques, je ne peux pas prendre la même route qu'à l'aller. En essayant de ne pas trop m'en écarter, je tombe sur le Château de La Rochefoucauld.




La traversée se fera sans problème.

En route, je prend une photo, les paysages ont changé.


J'arrive à Aunac vers 16h00, avant d'aller au camping, je vais au centre bourg pour voir si un magasin est ouvert, j'en profite pour prendre quelques photos.


Pas de magasin ouvert, je vais au camping.
Il y a peu de monde.

Ma tente est mouillée, je l'étale au soleil pour la faire sécher.

L'après midi va être longue, je n'ai pas grand chose à faire.
Je sors le réchaud et me fait quelques cafés en attendant que la tente sèche.
Quand elle est sèche, je l'installe.

Quelqu'un passe en VTT, on discute un bout de temps.

Maintenant que tout est installé, je prend ma douche, lave mon linge et le fais sécher.

Arrive l'heure de manger, je suis obligé de piocher dans mes rations de survies.
C'est assez bon, pas super copieux, j'en mange deux sur les trois que j'ai emportées.
Finalement, ce n'est pas mal, le lendemain je n'aurai pas fin de la matinée.

A 20h30, les gérants du camping arrivent pour le paiement, ils sont anglais.
Le gérant me pause des questions sur le tricyle.

samedi 1 août 2009

En tricycle couché du Bugue à Conlie - Etape 1/5

La veille, j'ai récupéré toutes mes affaires et installé tout pour vérifier que je n'oubliais rien et que je savais tout ranger sur le tricycle.
J'ai refais mes boudins de vêtements avec un peu de mal.
J'ai aussi dû faire de la couture, la couture d'une de mes sacoches ayant rendu l'âme.

Je suis un peu stressé parce qu'à l'aller, j'ai galéré et je sais que je dois changer de route pour ne pas avoir les mêmes problèmes.
Je m'attends à avoir du mal à trouver une route satisfaisante vu le temps qu'il m'avait fallu pour préparer cette partie de l'itinéraire.

Lever 7h00, départ à 8h15 sous le soleil.

Les gens ne sont pas encore trop levés et je traverse la ville sans problème pour rejoindre des routes peu fréquentées.
Finalement, après une semaine de régime spécial vacances, les jambes fonctionnent bien.

J'arrive assez rapidement à la première source d'inquiétude de la journée, je dois emprunter une route assez fréquentée pendant quelques kilomètres, je m'attends à rencontrer beaucoup de voitures, nous somme le 1er août.
En fait, il n'y aura pas beaucoup de circulation et tout se passe bien.

J'arrive près de l'autoroute, lieu de ma galère à l'aller, je décide de suivre la départementale qui passe sous l'autoroute. Cela me permet de reste à l'est de Trélissac mais m'obligera à prendre un petit morceau de nationale.

J'arrive à la nationale vers 12h00 dans le village de Antone-et_trigonant, il y a de la circulation mais les voitures ne roulent pas trop vite, je m'insère sans difficulté dans la circulation.
J'avais prévu de quitter cette route assez rapidement, mais les routes pour le faire ne m'inspirent pas confiance, finalement, je fais quelques kilomètres et j'arrive à Trélissac, heureusement, une route à l'entrée de la ville va dans la direction qui m'intéresse.

Je demande à quelqu'un pour confirmer si elle m'amènera bien où je le souhaite.
Il ne peut pas me certifier mais pense que oui, en voyant mon chargement, il me pause quelques questions, il fait aussi du vélo.
Je décide de tenter cette route. Pour choisir les routes à prendre aux carrefours je me fixe le Nord-Est comme direction et passer la colline comme but.
Je vais monter pendant plusieurs kilomètres, passer de l'autre côté de la colline et rejoindre la bonne route.

J'ai passé toutes les difficultés de la journée assez facilement.
Je prend une bonne pause avant Agonac.


J'arrive au camping de l'aller à Saint-Pierre-de-Côle vers 14h30, j'hésite à continuer, finalement je décide de m'arrêter.

Comme à l'aller, je suis bien reçu, il n'y a pas trop de place parce que le lendemain, c'est la fête au village.
Mes voisins sont intrigués par le tricycle et me pausent des questions.
Je leur propose d'essayer le tricycle, ils me disent qu'ils le feront le soir.

Je vais faire mes courses, prend une douche, lave mon linge et l'accroche à la tente pour le faire sécher (j'ai 4 pinces à linge dans mon chargement).

En attendant le soir, je pars faire un peu de marche. Je vois qu'un château n'est pas loin, j'y vais.
Il s'agit du château de Bruzac, il est en ruine.


Au retour je rejoins le chemin pédestre.
Je croise en sens inverse des adultes qui marchent les uns derrière les autres comme des zombies pour rejoindre un champ plein de tentes. Je suis un peu intrigué.

Finalement, mes voisins ne testeront pas le tricycle, une grosse pluie est arrivée dans la soirée et a duré toute la nuit.
C'est la première fois que je mange dans ma tente.

vendredi 24 juillet 2009

En tricycle couché de Conlie au Bugue - Etape 5/5

Lever 6h00 pour un départ vers 8h00.

A mon départ, la gérante prend une photo.

Je m'attends à une journée difficile parce que j'ai eu du mal à préparer un itinéraire qui évite la circulation. Je vais devoir passer par des petites routes repérées avec Google Earth en espérant qu'elles existent. En général les routes les plus petites dans une zone vallonnée sont les plus pentues.
La veille, j'ai pris de quoi manger sur le vélo parce que je m'attends à dépenser des calories dans la journée. Il me reste des légumes que j'essaie de bien accrocher sur le tricycle pour qu'ils ne souffrent pas trop des secousses.

Avant Trélissac tout se passe à peu près bien même si je n'ai pas toujours pu suivre les routes prévues, elles n'existaient pas toutes.
Juste avant Trélissac j'avais réussi à récupérer la trace GPS mais je l'ai à nouveau perdue.
Je me retrouve dans la ville sur une grosse artère, je ne suis vraiment pas rassuré.
A un moment un automobiliste me gueule quelque chose que je n'ai pas compris.
J'arrive à retrouver la trace GPS, mais je n'ai pas compris ce qu'il s'est passé, lorsque j'ai pris un tournant, la trace a été complètement déplacée.
Je suis dans une zone plus tranquille, je décide de m'arrêter et de regarder la carte.
Je suis à Boulazac, trop à l'ouest, il faut que j'aille à l'est pour passer l'autoroute à l'endroit prévu.
Je n'ai le choix qu'entre 3 routes, celle d'où je viens que je veux éviter à cause de la circulation, une qui mène à la nationale que je veux éviter, il me reste la troisième qui a l'air de bien monter.
Effectivement, je vais monter pendant quelques kilomètres mais je vais retomber sur ma trace GPS.
Je décide de la suivre consciencieusement car j'ai eu du mal à trouver la route qui me permettra de passer l'autoroute tout en m'éloignant de la circulation.
A un moment, j'arrive dans une énorme côte que j'ai bien du mal à monter, plus pentue, je ne passais pas.
Une fois la bascule faite, la route se rétrécie au fur et à mesure que je descends pour finalement se terminer en chemin de cailloux.
J'ai tellement eu de mal à monter la côte et à trouver la route que je décide de continuer.
Malheureusement le chemin commence à grimper et je suis obligé de descendre du tricycle car je patine.
Il ne me reste plus qu'à tirer ou pousser le tricycle.
Mais il est assez lourd et la direction m'empêche d'aller droit, j'ai vraiment beaucoup galéré.
J'ai quand même fini par m'en sortir mais il est hors de question que je passe par ici au retour.

une photo de la partie propre du chemin


Le reste du trajet va être plus simple même si parfois je ne vais pas pouvoir suivre le trace GPS et me trouver dans de sacrées côtes.



J'arrive par surprise au bugue, bien content.
Il me reste un morceau de ville à faire avant d'arriver au camping mais ça se passera bien.

Arrivée vers 16h00. Ouf je suis arrivé avant le mariage qui a lieu le lendemain.
Plus qu'à repasser les vêtements qui ont dû bien souffrir.

jeudi 23 juillet 2009

En tricycle couché de Conlie au Bugue - Etape 4/5

Pluie et orage dans la nuit.
lever 6h00 pour essayer de partir tôt.

Je n'ai pas peur sur la route avec le tricycle, en revanche, en ville, je suis beaucoup moins rassuré, j'appréhende un peu la traversée de la Rochefoucauld.
Finalement, la traversée de la ville se fait bien.

Pause à Montbron.



Je vais perdre du temps à Nontron et ça grimpe sérieusement, on est dans le Périgord.
Je vais enfin entendre la fameuse phrase lue sur les forums "fainéant", je n'ai pas bien entendu, je voulais parler au gars mais il était hors de ma vue à cause des bagages.
Non seulement, j'ai perdu du temps, mais en plus un orage a éclaté.
Bien que mes bagages soient enveloppés dans des sacs poubelle, je les couvre avec une bâche pour m'assurer de les garder au sec.
Je mets mon haut imperméable, je suis protégé de la pluie mais je mouille de l'intérieur à cause de la transpiration.
Il y a une longue côte à la sortie de la ville.
Je vais rouler une heure sous la pluie. Est ce là que mon compteur rend l'âme ?

En fin de journée, un autre orage arrive, juste à ce moment, je vois un camping, je m'arrête, la gérante me propose de m'abriter chez elle, heureusement parce que beaucoup d'eau est tombée d'un coup, c'est peut-être finalement là que mon compteur a rendu l'âme.

Je suis arrivé à Saint Pierre de Cole.


Il me reste encore des kilomètres à faire le lendemain.
Une superette est à côté du camping.
Le camping est vraiment agréable et les gérants sympathiques.

Prix du camping : 4 euros 20